Qu'est-ce que le CPF ?

Depuis le 1er janvier 2015, le Compte Personnel de Formation (CPF) s’est substitué au DIF qui, depuis cette date, a cessé d’exister. Les droits acquis au titre du DIF au 31 décembre 2014, et non consommés, peuvent être utilisés dans le cadre du nouveau CPF jusqu’au 31 décembre 2020. Les employeurs avaient jusqu’au 31 janvier 2015 pour communiquer par écrit à chacun de leurs salariés, le solde d’heures DIF non consommées au 31 décembre 2014.

Ce dispositif permet à tous les salariés, demandeurs d’emploi et jeunes diplômés sortis du système scolaire, de disposer d’un compte qui centralise les dispositifs d’accès à la formation continue. Son fonctionnement est proche de celui du Droit Individuel à la Formation (DIF). Il est crédité de 20 heures par an pour les salariés à temps plein, et au prorata pour les salariés à temps partiel ou en CDD.

Compte Personnel de Formation : mode d'emploi

Que ce soit à titre individuel ou avec l’accord de son employeur, un salarié pourra bénéficier de son Compte Personnel de Formation (CPF) de façon autonome. En cas de demande à l’employeur, ce dernier disposera d’un mois pour donner sa réponse, l’absence de réponse étant considérée comme une acceptation.

Un accompagnement sera également mis en place pour conseiller et informer sur l’évolution des métiers ainsi que sur les offres adaptées aux compétences, le tout dans le but d’améliorer la qualification de tous.

Le demandeur d’emploi pourra également utiliser les heures acquises dans son Compte Personnel de Formation (CPF).

Le jeune diplômé pourra aussi jouir de son droit à la formation avant même son premier poste. Son Compte Personnel de Formation (CPF) sera alimenté par les pouvoirs publics (État, régions…) et il pourra en disposer.

Une des principales différences avec le DIF est la possibilité de transférer ses heures de formation acquises après un changement ou une perte d’emploi. Un seul compte de formation suivra donc chaque personne tout au long de sa carrière. Le compte ne pourra d’ailleurs pas être débité sans l’accord du salarié.