Il y a quelques années, on considérait encore l’immobilier comme une discipline en marge du digital. Mais la transformation digitale n’a pas laissé le secteur insensible aux évolutions qu’elle propose. Petit tour d’horizon des conséquences de la transformation digitale sur le secteur de l’immobilier.

Agences immobilières : entre désintermédiation et nouveaux modèles

Les usages numériques en matière d’immobilier se sont largement démocratisés. Dorénavant, que vous soyez acheteurs, loueurs, propriétaires ou vendeurs, internet a largement modifié vos habitudes de navigation, de sélection et d’achat. Les applications qui se développent chaque jour jouent également un rôle important dans cette fracture numérique qui réinvente les usages et nous oblige à nous adapter. Par ailleurs, les agences n’ont pas le choix que d’emprunter à plein régime le virage du digital, car elles se doivent d’être à la pointe des technologies pour répondre à l’ensemble des besoins de leur clientèle.

Il y a quelques années, la France était le pays qui comptabilisait le plus de visites sur des sites immobiliers, avec 13 millions de visiteurs uniques par mois, derrière les Etats-Unis et ses 45 millions de visiteurs uniques. Ces nouveaux modes de transaction reflètent la désintermédiation des agents immobiliers, qui se doivent d’être formés aux nouveaux usages du numérique. Mais ce ne sont pas que les agents opérationnels qui sont concernés, mais toutes les branches du secteur : gestion locative, syndicat de copropriété, etc.

La vague numérique ne semble plus être à son coup d’essai concernant le domaine de l’immobilier, en témoignent les nombreux sites web qui ont bien compris quels en étaient les usages à adopter. Par exemple, Bienici.com cible le grand public avec un portail de petites annonces inspiré du site américain Trulia, Le Bon Coin et Se Loger eux misent sur une navigation simple et précise (points d’intérêts localisés comme les écoles ou les commerces), etc. A noter que les bailleurs sociaux (Action Logement et son webdesign épuré par exemple) et les notaires développent eux aussi leur identité visuelle numérique. Sans oublier le plus célèbre acteur de l’immobilier pour les particuliers : Airbnb !

Zoom sur le BIM : frontière du bâtiment et du numérique

De la méthode BIM …

Le BIM et ses méthodes datent de plus d’une vingtaine d’années, et pourtant, aujourd’hui, l’industrie du bâtiment le met au cœur de ses projets. En effet, la méthode BIM peut être réellement bénéfique pour les entreprises du secteur, puisque son développement progressif et croissant semble révolutionner le domaine de la construction. Le BIM, c’est mettre le travail en équipe au centre d’un projet de modélisation, d’une maquette et d'un langage partagés par tous.

Sylvia Pinel, alors ministre de l’Egalité des territoires, du Logement et de la Ruralité, a fortement encouragé la méthode BIM en 2014 : « Le BIM, cocktail détonnant entre le numérique et la construction, c’est l’avenir ». Le gouvernement a d’ailleurs agrémenté ce soutien du Plan Transition Numérique dans le Bâtiment auquel il alloua 20 millions d’euros. Parmi les acteurs forts en faveur du BIM, compte également l’association Mediaconstruct, qui s’entoure de nombreux partenaires tout aussi impliqués dans le développement de l’immobilier et de la construction : Autodesk, Dassault Systèmes, Saint-Gobain, etc.

… à la smart city

La smart city, ou la ville connectée, a connu il y a quelque années une forte vague d’engouement, qui n’a depuis jamais perdu de son ampleur. La smart city porte haut et fort les couleurs de la transformation numérique du bâtiment. La transformation numérique, en développant de nouveaux outils, de nouvelles méthodes, de nouveaux métiers, accompagne l’urbanisation grandissante en rendant les villes « plus intelligentes ». C’est ici le concept de la smart city : mettre les technologies numériques au service de la ville et de ses citoyens : usage des smartphones, des réseaux sociaux, consommation de services digitaux, etc. Tant d’enjeux que la smart city englobent : économiques, environnementaux, et de mobilité.

Immobilier et réseaux sociaux : une relation nécessaire

Qui dit transformation digitale, dit aussi réseaux sociaux. En effet, le domaine de l’immobilier doit redorer son image en la dynamisant et en la rajeunissant, notamment aux yeux d’un public néophyte ou accroché à certains préjugés. Dans l’immobilier, Facebook et LinkedIn sont les réseaux sociaux indispensables pour réussir une stratégie de visibilité, et de social selling.

Du côté des professionnels, en tant qu’individus et non d’entité morale, doivent également investir les réseaux sociaux afin de développer leur réseau et leur renommée. Ils pourront créer de la proximité et de la conversation avec des prospects potentiels (en B to B ou en B to C). Le chantier est encore en cours, mais semble porté par un projet d’envergure qui est en plein développement, et dont les bénéfices à venir semblent exponentiels.